retour

Paysage

À la fin des années 1960, dans un contexte d’aliénation culturelle et de remise en cause radicale du système marchand, de nombreux artistes américains et européens se décident à quitter l’espace confiné des ateliers et des galeries pour investir le paysage. La pratique du Land Art propose une réflexion inédite sur le territoire et explore la question des frontières, de la cartographie et de la perception de l’espace. Résultant d’interventions directes dans la nature, les œuvres sont vouées à plus ou moins longue échéance à disparaître. L’objet d’art en tant que tel est délaissé au profit du processus de création et d’une extension du langage de l’art. La photographie, la vidéo, le dessin ou le texte endossent alors un nouveau rôle en documentant ces actions artistiques. Parallèlement, les photographies de paysage ou œuvres en volume interrogent les possibles relations entre l’homme et la nature. À l’aune de l’activisme écologique, les artistes nous donnent à voir une nature blessée, appauvrie, sauvage mais jamais idéalisée. Les paysages urbains, les sites industriels témoignent de profondes mutations et incitent à de nouveaux modes de représentation. Certains artistes préfèrent toutefois s’inscrire dans une tradition picturale et romantique, tentant de renouer avec une perception de la nature dans sa totalité et de reconstruire l’unité perdue de l’homme avec son environnement.

Parcourir